PSG-Barça : Soirée de Gala au Pas du Roy à Versailles

PSG-Barça : Soirée de Gala au Pas du Roy à Versailles
03/04/2013
Foot-Express.com a vécu pour vous le PSG-BARCA (2-2) au cœur d’un restaurant versaillais acquis à la cause parisienne. Retour sur une soirée pleine de rebondissements. Ambiance.

Versailles, mardi soir, à deux pas...du Château. Un dernier bain de soleil avant de prendre un bain de foule. Il est 20h30 et les clients, supporters du PSG ou socios du Barça, se pressent au Pas du Roy, Pub-Restaurant-Lounge cossu de la rue Colbert. Momo, le gérant du bar, les accueille avec un grand sourire, la soirée s’annonce vivante. Une centaine de clients sont attendus, le patron a tout prévu pour ce quart de finale aller de la Ligue des champions : plus de 100 litres de bière soit l'équivalent de deux futs pour étancher la soif des fans. Au fond du Pub, la salle est bondée, les gens ont pris position face au rétroprojecteur. A côté de nous, s’installe Mika, un Versaillais habitué des lieux, qui supporte Paris depuis sa tendre enfance.  A sa grande surprise, Beckham est titulaire au coup d'envoi ! Une information majeure qui alimente toutes les conversations et les tables où l'on partage pizzas et pintes. Quelques maillots parisiens ont fleuri dans la pièce, l’ambiance est joviale mais plutôt calme. A croire que le PSG reçoit Barcelone tous les ans. « On croit à l’exploit » assure pourtant Damien assis un rang derrière nous.

"Une biscotte pour Busquets"

Les premières minutes donnent raison aux supporters franciliens, le PSG se procure de franches occasions qui nourrissent l'espoir et détendent l'atmosphère. Les langues se délient, de petites blagues potaches s'envolent « Une biscotte pour Busquets », « Lavezzi occupe toi plutôt de la machine à café ». Les fans sont dans le match, bien plus inspirés que le Barça à ce moment-là. A la demi-heure de jeu, l’image s’interrompt un court instant, le faisceau a sauté ! Des grognements et quelques sifflets se font entendre dans le Pub mais le direct revient très vite dans les pas de.... Lionel Messi. A chaque fois que le quadruple Ballon d'Or touche le ballon, la foule frissonne, consciente du danger. Thiago Silva, l’élégant défenseur parisien recueille les louanges unanimes dans la salle, ses interventions sont accompagnées de « Hourrah » jusqu'au...but assassin de Leo.

Silence de cathédrale

On joue la 38e minute, lorsqu'à la réception d'une superbe ouverture de Daniel Alves, le lutin argentin trompe Sirigu d'une volée du gauche et douche la salle. Silence de cathédrale, on se croirait à la Sagrada Familia, la basilique de Barcelone !  La « Pulga » (la puce) a encore sauté.. sur l'occasion pour étaler toute sa classe. La mi-temps est morose, beaucoup semblent déjà résignés, « on a manqué de réalisme mais rien n’est fini » tempère Mika. Une fois la pause cigarette effectuée, chacun regagne sa place galvanisé par les effluves de nicotine.

Zlatan le chevalier suédois libère la salle !

La sortie de Messi sur blessure redistribue les cartes et change les derniers pronostics. Dès les premières minutes de la seconde période, Blaise Matuidi l’infatigable milieu parisien est averti. « Oh Non... »  soupire la salle, il sera suspendu au match retour. Ca en dit long sur la place de choix que l’international français a pris dans le cœur des supporters parisiens. A l’heure de jeu, la résignation semble gagner la pièce,  Beckham sort dans l’indifférence générale, il faut dire la gente féminine n’est pas très représentée ce soir. Ibra reçoit une première salve de critiques après un contrôle manqué et Gameiro est réclamé afin de donner plus de vitesse en attaque. Puis soudain, aux prémices du dernier quart d’heure suite à une tête sur le poteau de l’inévitable Thiago Silva, Zlatan le chevalier suédois surgit et libère la salle. 

Folle ambiance

Les gens frappent sur les tables, entonnent des chants à la gloire de Paris dont le fameux « Ici, C’est Paris ». La joie sera de courte durée, Alexis Sanchez jusqu’ici peu en réussite, s’écroule dans la surface après un contact avec Sirigu, la sanction tombe : penalty. L’incompréhension se mêle aux noms d’oiseaux à l’attention de l’arbitre. Xavi ne tremble pas et transforme la sentence à la 89ème minute. Le temps additionnel s’égrène jusqu’au moment où Matuidi, un des rares à susciter l’adhésion de tous trompe Valdés d’une frappe à l’entrée de la surface. Explosion de joie, jusqu'à faire trembler les murs du restaurant, en espérant que le voisin aime le Foot (lire ici un smiley). Dans le plus grand capharnaüm, l’arbitre siffle la fin des débats sur le score de 2-2.  « C’était un bon match » nous confie Mika ravi de l’égalisation, mais lucide. « Le réalisme nous a fait défaut pour mieux faire. Le match au Camp Nou sera encore plus difficile ». La pièce se vide à la vitesse de l’éclair, « on aura le temps de refaire le match demain » explique Damien soucieux de rentrer au plus vite. Nous saluons Momo qui n’a pas eu une seconde de répit avec l’afflux de commandes. Des moments de doute à la liesse collective, Le Pas du Roy a encore vibré ce mardi au gré des rebondissements d'un match décidément pas comme les autres.

 

Par Vincent FLAVIANO