Jérémy Toulalan : "Je suis un diesel !"

18/11/2016
C’est un Jérémy Toulalan décontracté, lucide et l’œil rieur, qui s’est présenté devant la presse pour parler des objectifs du club.
Jérémy, c’est la dernière ligne droite avant la prochaine trêve : quel est l’objectif ?
 
Sans faire offense aux équipes que l’on va rencontrer, elles sont à notre portée. Et le coach l’a dit : pour être dans les cinq premiers avant la trêve, ce serait l’idéal de faire une bonne série, et de passer en Coupe de la Ligue (Face à l’O.G.C. Nice, le 14 décembre, NDLR). Ce qui pourrait donner une bonne première partie de saison…
 
Qu’est-ce qu’il manque actuellement aux Girondins pour être plus régulier ?
 
Il manque un peu de confiance, d’étincelle… ça se joue souvent à pas grand-chose. Peut-être que le match face à Lorient (2-1), il y a quelques semaines, on ne l’aurait pas gagné et qu’on serait resté sur un match nul. Lorsque je jouais à Lyon, surtout la première année, ce sont souvent les remplaçants qui ont fait la différence ; et c’est peut-être là-dessus, aussi, qu’il faut jouer. Ils peuvent apporter plus de fraîcheur et de dynamisme, donc c’est un ensemble. Sachant que tout le monde doit faire encore plus que dernièrement. 
 
Guingamp (4e), qui est invaincu chez lui, est classé devant vous (8e)…
 
On veut gagner ce match pour rester dans le groupe de tête. Et c’est également un beau challenge que d’aller l’emporter là-bas. Ce serait important pour lancer la dynamique et mettre, en plus, un petit coup à Guingamp !
 
Que penses-tu des critiques dont vous faites l’objet ?
 
Il y en a partout et elles font avancer… Souvent, ça aide, sauf quand c’est de l’acharnement. Et ça m’a aussi aidé, même si elles ne sont pas toutes bonnes à prendre. Mais si l’on fait le tri, on voit que certaines sont vraies.  
 
Qu’apporte Jocelyn Gourvennec au groupe ?
 
Pour ma part, c’est la franchise. C’est quelqu’un que j’apprécie, parce que je pense qu’il ne la fait pas à l’envers… Il reste sur la même ligne de conduite avec chaque joueur, ce qui compte beaucoup, surtout sur la durée du championnat. On n’est pas tout le temps régulier, mais je pense qu’il va réussir à nous apporter cela. 
 
Cédric Carrasso s’est de nouveau blessé au genou ce matin, à l’entraînement. Comment l’as-tu vécu ?
 
Ce n’est vraiment pas de chance, par rapport à tout ce qu’il a vécu… À nos âges, ce n’est pas facile de revenir après une grave blessure. Mais faire les efforts qu’il a faits et se re-blesser, c’est très ennuyeux et rageant. J’espère que ce ne sera pas trop méchant.
 
Comment te sens-tu, maintenant que tu enchaînes les matches ?
 
Disons que pour moi, c’est un peu mieux, parce que je suis un diesel… d’autant plus quand on vieillit ! Je ne suis pas très rapide, dans tous les sens du terme, donc il me faut un peu plus de temps. Et enchaîner peut m’amener à être plus performant. Mais le plus important, c’est que le club soit en Coupe d’Europe en fin d’année.
 
Et le fait que les supporters attendent encore plus de toi, tu le vis comment ?
 
Je le comprends, c’est normal ! Du moins, par rapport à mon vécu. Après, ce que je trouve moins logique, c’est que l’on m’attende sur ce que je ne sais pas faire… C’est que moi, je suis là pour donner un équilibre à l’équipe et pas forcément faire des passes décisives ou marquer des buts ! Par conséquent, c’est peut-être là qu’on n’est pas en phase. Même si je suis d’accord, je dois donner plus encore. Après, je sais que venant de moi, c’est difficile à comprendre, mais j’aime le beau jeu, hein…
 
Propos recueillis par Laurent BRUN, au Haillan.

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