Eva Sumo : "J’attendais de marquer"

4/11/2015
Eva Sumo, la numéro 10 de la section féminine des Girondins de Bordeaux est l’une des rares joueuses à avoir déjà connu la D1. Elle se confie à Foot-Express.com.

Eva, deux buts, des passes décisives, es-tu d’accord pour dire que tu as lancé ta saison dimanche face à Angers (victoire 5-0) ?

 
Oui, tout à fait. J’attendais de marquer. L’an passé j’avais marqué, là depuis le début de saison, c’était un peu compliqué pour moi. Ces deux buts me font du bien, je suis contente de l’équipe aussi. On a montré de belles choses devant notre public, qui était nombreux encore une fois. Avec cette victoire face à Angers, on envoie un message aux autres équipes.
 
Même si le coach se montre toujours prudent et mesuré dans ses propos, la montée en D1 est dans un coin de vos têtes, non ?
 
On savait que l’on devait gagner contre Angers. On savait que si l’on faisait un nul ou un mauvais résultat ça nous arrangeait pas pour la montée. On attendait ce match avec impatience. On a dominé tout le match. On était bien dans l’impact, dans le repli défensif, et on gagne ce match 5-0. Même si Yzeure a gagné dans le même temps, on va continuer comme ça, à attaquer pour grappiller encore plus de points et passer premières.
 
Tu fais partie des rares joueuses à avoir déjà évolué en D1, peux-tu nous résumer ton parcours…
 
J’ai joué à Arlac Mérignac en D2, ensuite je suis partie un an en Sports Etudes au Mans, puis j’ai rejoint Soyaux (un an). Puis j’ai porté deux ans les couleurs d’Yzeure.
 
La différence entre la D1 et la D2 est vraiment sensible ?
 
Oui. En D1 face à des équipes comme Lyon, Montpellier, PSG, Juvisy, je ne «croquais pas comme ça (éclats de rire) ! Tu es obligée de jouer plus simple face à ces grosses équipes. Physiquement à ce niveau là, les filles elles y vont franchement ! Là, en D2 pour moi c’est plus facile, oui. Mais je profite du bon travail de mes coéquipières, des bons ballons qu’elles me mettent. Après, je ne vais pas mentir, et ça se voit : j’aime bien tâter le ballon (rires) ! 
 
Propos recueillis par Olivier SCHWOB 
 

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