Dimitri Payet : "Je ne pense pas que le PSG craint l'OM"

06/10/2014
Leader avec l'OM, Dimitri Payet évoque au micro de Foot-Express.com son retour en Bleus, la progression de l'OM et sa marge sur le PSG. Entretien.

 

Dimitri, l'OM est seul en tête avec 22 points pris en 9 matches, ça représente quoi ?
 
Ce ne sont que neuf matches, mais la saison est encore très longue. Il reste encore 31 matches (sic) (Il se reprend) Une trentaine de matches, la saison est longue (sourire), on ne vas pas s'enflammer. On va profiter de cette trêve qui arrive au bon moment.
 
 
Comment on se sent dans la position de leaders avec le maillot de l'OM ? C'est un sentiment particulier ?
 
Oui c'est particulier dans la mesure où il y a tout autour qui monte en pression. Que cela soit le Vélodrome, la ville, les supporters. On sent vraiment que l'on est premiers et qu'ils veulent qu'on reste premiers forcément. C'est une fierté pour nous d'être à cette première place après 9 matches.
 
 
Quel regard portes-tu sur ces milliers de supporters qui viennent vous soutenir même à l'extérieur ?
 
L'effervescence vient avec les victoires. On les enchaîne donc forcément notre public nous suit. Après je l'ai dit on aura aussi besoin d'eux dans les moments un peu plus difficiles. Comme on l'a vu à Caen, on ne peut pas toujours gagner par deux ou trois buts d'écart. Mais avec le public qui pousse, on peut arracher la victoire dans les dernières minutes.
 
 
L'actualité de la semaine c'est aussi ton retour en équipe de France. Tu disais que tu avais mal vécu ton absence en Coupe du monde. C'est l'occasion pour toi de remontrer tes qualités?
 
Oui je suis content de ce retour à Clairefontaine. J'ai mal vécu ma non sélection à la Coupe du monde effectivement. Quand il y a une Coupe du monde au Brésil et que l'on n'y est pas, forcément c'est frustrant. Après je l'ai dit, je repars à zéro. Donc je prends cette convocation comme une première sélection. Avec l'envie de bien faire et de m'amuser sur le terrain comme je le fais avec mon club.
 
 
"Métamorphosés en quelques mois"
 
 
On a justement cette impression que tout vous sourit à l'OM en ce moment, les buts dans le temps additionnel etc..
 
C'est vrai on se l'ait dit dans le vestiaire. L'année dernière en jouant comme on l'a fait à Caen par exemple, ç ne passait pas, on perdait les matches. Maintenant on a un état d'esprit, même si on n'est pas bien, on sait se calmer, on sait mettre le pied sur le ballon. On arrive à se gérer. C'est vrai que le discours du coach passe bien mais nous les joueurs on arrive aussi à faire notre autocrotique.
 
 
C'est un plaisir supplémentaire de revenir en équipe de France avec Gignac ?
 
Oui, c'est l'aboutissement aussi d'un gros travail depuis le début de saison. est un aboutissement, mais ce n'est pas une fin en soi. On est comme deux nouveaux qui arrivent dans une équipe qui est déjà bien rôdée. Il va falloir que l'on redouble d'effort si on veut rester dans ce groupe.
 
 
 
Dédé Gignac mérite lui aussi sa convocation ?
 
Ah oui ! (sourire). Si lui ne le mérite pas, qui le mérite ?
 
 
Pour revenir à la Ligue 1, Marquinhos a déclaré cette semaine sur Foot-Express.com que l'OM était, selon lui, l'équipe qui avait le plus progressé cette saison. Tu partages son avis ?
 
Oui on a progressé. Quand on voit notre niveau de jeu par rapport à celui de l'année dernière, en quelques mois on a été métamorphosés. Mais je pense que l'on est encore perfectible et que l'on va s'attacher à commettre le moins d'erreurs possibles.
 
Le fait que votre parcours génère de la "crainte" chez les Parisiens, ça vous donne plus de forces, ça vous met plus de pression ?
 
Je ne pense pas que le PSG nous craigne sinon c'est un Championnat à l'envers. Si Paris joue comme il l'a fait fait contre Barcelone mardi, le Championnat sera plié au mois de décembre. Après tout est possible, oui.. Nous on laisse Paris où il est. Cette semaine, ils ont réussi à montrer qu'ils étaient un prétendant à la victoire finale en Ligue des champions, donc on ne va pas se battre avec eux. Nous on fait notre Championnat. Et on verra bien à la fin. 
 
 
Propos recueillis par Olivier SCHWOB
 
 
 

A lire également