D1 féminine : un match ça mobilise

23/09/2016
Pour Foot-Express.com, David Lafarge, directeur de l’organisation et de la sécurité des Girondins de Bordeaux, nous dévoile les coulisses de l’organisation d’un match de football féminin.
 
Chargé de la supervision, de la gestion et du contrôle de la sécurité, David Lafarge navigue entre le Matmut Atlantique, les stades du Bouscat et de Blanquefort, pour les matches organisés à domicile (garçons et filles), et accompagne aussi l'équipe masculine en déplacement. Rompu à l'exercice, David a accepté de nous apporter un éclairage à quelques heures de Bordeaux-Saint-Etienne (2e journée D1 féminine).
 
 
David, en tant que directeur de l’organisation et de la sécurité, combien de personnes sont mobilisées pour un match de football féminin? 
 
Nous avons découvert cette année la première division dans le foot féminin. Il y a très peu de déplacements. On a commencé par un Bordeaux-Marseille (1500 personnes). Au niveau du dispositif de sécurité du club, nous avons voulu nous professionnaliser. Les bénévoles représentent une précieuse aide. A présent, un directeur sécurité renforce et encadre l’équipe. Ensuite il y a 4 agents de sécurité qui sont habilités à faire une ouverture de sacs. La procédure de « vérification des sacs » est une obligation dans tous les stades français. L’équipe, les procédures de sécurités varient  selon le nombre de spectateurs attendus, le nombre de visiteurs. Par exemple, pour la prochaine rencontre contre Saint-Etienne, nous pourrons être à deux agents.
 
En ce qui concerne le personnel, est-il formé à des conditions réelles ? Des simulations ? 
 
Oui il y en a, les directeurs de sécurité oui, mais les bénévoles non. J'ai tout de même rajouté une présence continue de la protection civile, et du médical pour les spectateurs. Une présence professionnelle de la sécurité aussi, qui connaît les supporters bordelais. Mais pour le reste, on est sur des dispositions basiques. 
 
Quelle est la nature du cahier des charges qui vous est fixé pour un match de D1 féminine ?
 
Il y a tout d'abord un échange entre les clubs, le cahier des charges est exactement le même que si on était au Matmut Atlantique. Au club c'est Françoise Brunet, qui est en liaison avec la FFF. Il faut aussi gérer la télé, la plupart des matchs sont diffusés sur Eurosport. Il faut tout préparer la veille : installation des caméras, badges pour les prestataires etc. C’est en réalité ce qui se fait au Matmut Atlantique à une plus petite échelle.
 
 
En parlant de médias, existe-t-il un protocole pour chacun d’entre eux ? 
 
Bien sûr, c'est un peu plus facile qu'au Matmut, néanmoins cela se prépare en amont (une semaine à l'avance). On analyse le nombre de véhicules qui ont besoin d'une source électrique ainsi que tous les autres détails organisationnels. Pour les médias locaux, une des deux attachées de presse du club essaie de voir qui est concerné, qui veut venir sur ce match pour recevoir au mieux nos amis journalistes.
 
Est-ce que chaque enceinte est composée de zones médiatiques pour recevoir les journalistes ou les médias télés ?
 
Il y a deux cibles potentielles pour les filles, c'est sainte Germaine au Bouscat et il y a Blanquefort (stade Jean-Pierre Delhomme). On joue tout de même dans des stades assez basiques, il y a des pôles réservés pour eux mais il ne faut pas s'attendre à avoir des prises RJ45 à côté, il ne faut pas s'attendre à avoir une connexion WIFI de haute qualité. Ce n'est pas le même cahier des charges qu'un match de Ligue 1 masculin. La seule chose qu'on peut faire c'est de les recevoir au mieux dans un endroit un minimum équipé. En fin de match, on tente de créer une zone mixte entre les journalistes et les joueuses pour les interviews. Mais, oui il y a des manquements en termes de matériel pour les journalistes.
 
Comment fixez-vous le choix des stades pour l'accueil des matches ?
 
Cela dépend des calendriers des filles, du rugby (UBB), du foot sur ces petits stades qui sont multisports. Je pense que l'on va jouer les gros matchs à Sainte Germaine pour deux raisons : l'accessibilité pour 1 000 personnes est beaucoup plus confortable ; les réseaux (Bus/Tram) sont plus faciles au Bouscat. En revanche, les joueuses s’entrainent et évoluent à Blanquefort. C’est donc ici que la majorité des matchs se jouera. 
 
Propos recueillis par Florian Balitrand, Alexis Proca,  Hugo Martinez, Mathieu Florean et Mathieu Minvielle

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