Benoît Costil : " Trouver des automatismes et prendre de la confiance"

17/07/2017
Intronisé dans le but girondin, l'international français Benoît Costil se projette désormais au-delà des matches amicaux. L'Europa Ligue arrive vite.
Benoit, tu as effectué ta première sous les couleurs Girondines, est ce que ça te fait bizarre de porter ce maillot ?
 
Non ça ne fait pas bizarre, pas du tout. On s’y était préparé depuis un petit moment et puis ça reste un match de foot. Donc beaucoup plaisir de rejouer et de retrouver les repères, les sensations et c’était l’objectif du match. L'important était de retrouver les sensations de match.
 
 
Qu’est-ce qui est le plus compliqué pour un gardien quand on doit s’incorporer comme cela dans une équipe ? La communication ?
 
Pour ma part, il s’agit de vite retrouver ses repères avec la dimension du terrain, car ensuite la compétition officielle arrive vite. Et puis après c’est vrai, apprendre à connaitre ses partenaires, que eux s’habituent à moi, voir ce que je peux faire et ne pas faire. Trouver des automatismes, et prendre de la confiance pour être prêts le 27 juillet (3ème tour préliminaire d’Europa League).
 
Cela fait 10 jours que tu es avec le groupe, qu’est-ce qui en ressort, il y a des choses qui t’ont marqué ?
 
Marqué c’est un bien grand mot, cela reste du football ! C’est un groupe jeune qui travaille bien avec un coach très rigoureux, tout est carré donc c’est bien. Ça bosse, avec un objectif bien précis qui est le 27. Mais déjà, dès les matches amicaux, le coach nous inculque la gagne tout simplement donc il faut que l’on prenne la bonne habitude de gagner, même si l’on ne gagnera pas tout évidemment.
 
Vous allez enchaîner les matches rapidement...
 
Oui ça, va aller vite donc c’est sur que l’on aura un rythme de semaine européenne. Tant mieux, j’espère que cela durera le plus longtemps possible (rires) ce serait bon signe. Mais c’est bien, c’est important de faire beaucoup de matchs. Même s’il y en qui vont préférer s’entrainer, je crois que quand on est joueur ce que l’on préfère ce sont les matches, la compétition donc c’est bien.
 
Maintenant que vous avez une idée de votre adversaire en Ligue Europa, c’est plus facile de visualiser et de se concentrer sur cette échéance ?
 
Oui déjà on connait la date, on sait que ce sera au Matmut (retour le 3 août), face à un adversaire hongrois certainement, même si vous le savez bien, après il peut se passer plein de choses dans le foot. Mais c’est vrai que de connaitre notre potentiel adversaire, dans nos têtes on se dit que ca va approcher, que ca va arriver vite et que là déjà,  il ne reste que 2 matchs de préparation donc dans un peu plus de 10 jours on y est.
 
Le match face à la Real Sociedad va un bon test avant un match d’Europa League ?
 
Oui ce sera un bon test mais il ne faudra pas non plus tirer de conclusion trop rapidement car on est encore en mode réglages. Même s’il y a beaucoup d’acquis par rapport à la saison dernière où il y avait beaucoup de joueurs qui étaient là. Cela reste des matches de préparation avec un objectif, si on peut être prêts contre la Real Sociedad ou contre Guingamp, c’est très bien mais ce qui compte c’est d’être prêt contre Videoton ou Kalju, c’est l’objectif. 
 
Et l’objectif est aussi de marquer des buts surtout, car le fait de jouer le match aller à Bordeaux fait que vous devrez, comme les Girondins ont dû faire il y a deux ans contre l’Arnaca, faire la différence dès le match aller…
 
C’est mieux, après je dirais que ce qui compte c’est que ça passe, mais bien évidemment que si on peut faire un écart sur le premier match à domicile on le prend avec plaisir. Mais attention, il ne faut pas croire que parce qu’on joue à domicile, on va gagner 3-0. Cela va être un match très disputé face à des Hongrois qui ont dans leur culture de ne jamais rien lâcher? ça va être costaud, et je dirais, l’objectif c’est de passer tout simplement. 
 
Propos recueillis par Audrey EKLU, envoyée spéciale à Arcachon 
 
crédit photo : @olivierschwob 

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