Bordeaux : la réflexion de Sagnol

18/09/2014
Après la défaite à Guingamp et avant de recevoir Evian, Willy Sagnol a laissé la porte ouverte à un changement tactique chez les Girondins de Bordeaux.

 

 
Trois matches en dix jours : Evian, Saint-Etienne, Rennes. Voilà les trois rendez-vous notés sur l'agenda des Girondins de Bordeaux pour bien clôturer le mois de septembre et confirmer tout le bien que l'on pense d'eux et de leur nouveau coach Willy Sagnol.
 
 
Trois matches comme autant d'opportunités aussi de reprendre le fauteuil de leader cédé le week end dernier à Lille, après un premier revers essuyé sur la pelouse de Guingamp (1-2). Un accroc que Willy Sagnol souhaite gommer le plus rapidement possible. ça tombe bien, ça coule presque de source : pour laver cette défaite c'est Evian (bon dernier avec 1 point) qui se présente à Chaban-Delmas ce vendredi.
 
 
Sagnol : "Je ne suis pas parfait"
 
 
Hormis Traoré (blessé), Willy Sagnol dispose d'ailleurs de la totalité de son effectif pour aborder ce match. Le premier de la série dont il ne veut pas entendre parler pour le moment. "Nous, on essaie d'avancer de match en match. On ne peut pas se projeter, explique-t-il. On avait bien démarré le championnat. Il a suffi d'une trêve pour nous couper les ailes. Se projeter aussi loin, on n'en pas forcément envie." Et Sagnol de poursuivre : "Nous n’avons pris qu’un point sur les deux dernières journées. A ce niveau et sur le contenu, il y a beaucoup d’attentes. Si nous voulons progresser et durer, il faudra être meilleurs techniquement".
  
Et revoir sans doute le schéma de jeu proposé à Guingamp, avec Sané au milieu. Une option qui s'avéra catastrophique en Bretagne. 
"Quand j'ai fait ce choix, cela me paraissait la meilleure des options", avance Sagnol qui admet aussi : "Après, je ne suis pas parfait, les joueurs ne sont pas parfaits." Mais ce groupe respire la fraîcheur et le talent dans toutes les lignes. De quoi être ambitieux à l'approche de cette série qui se terminera le dimanche septembre par la venue de Rennes (14 heures).
 
Dans dix jours, on saura donc si Bordeaux n'était qu'un éphémère tube de l'été indien qui enveloppe la Ligue 1 ? Ou si le Bordeaux 2014 AOC (a haussé) son niveau de jeu, jusqu'à enivrer un peu plus encore le Championnat de son parfum irrésistible.
 
 
Par Olivier SCHWOB suivre @olivierschwob sur Twitter 

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