Aymen Abdennour : "La Tunisie a envie d'aller loin"

23/01/2017
Ravi par la qualité du jeu proposé par les Aigles de Carthage, le capitaine Aymen Abdennour aborde le quart face au Burkina avec ambition.

Aymen, tu es qualifié pour les 1/4, on attend toujours ça de la part de la Tunisie ?

Oui, c'est vrai. Aujourd'hui, on a fait un match très correct (victoire 4-2 contre le Zimbabwe) contre une équipe avec de bonnes qualités offensives. On a fait le travail en montrant notre envie de gagner notamment dans l'agressivité. En deuxième mi-temps, il y a eu de la fatigue et l'équipe s'est un peu projetée vers le prochain match contre le Burkina Faso. Je peux que féliciter la Tunisie ce soir.

Pour gagner une CAN, il faut marquer beaucoup de buts. C'est le cas de ton équipe.

Oui mais on en prend aussi donc il va falloir corriger certaines choses même si on est satisfait de notre prestation. Contre le Sénégal, on a fait un très bon match mais nous avons perdu (défaite 0-2). Actuellement, on progresse. Dans cette équipe, il y a des joueurs de qualité qui ont de l'expérience et des plus jeunes qui font la CAN pour la première fois. Maintenant il va falloir beaucoup de concentration et d'énergie pour espérer continuer.

Est-ce que c'est une surprise pour toi que l'Algérie soit éliminée ?

Honnêtement oui. C'est une grande nation. Ils ont énormément de joueurs avec de grandes qualités et qui jouent dans d'excellents clubs. Au vu du groupe, beaucoup voyaient l'Algérie et le Sénégal se qualifier. Nous, on a fait notre travail, on est qualifié et c'est grâce à Dieu.

Est-ce que ça peut être la CAN de la Tunisie ?

On verra. Il faut aborder les matches comme les précédents. Nous, on a les qualités, et on a envie d'aller très loin. Il faut prendre les matches les uns après les autres et ne pas regarder les adversaires potentiels.

Est-ce que 2015, c'est encore dans les têtes (élimination 2-1 aux prolongations contre la Guinée-Equatoriale en 1/4) ?

Oui, c'était un peu dur avec cette élimination contre la Guinée-Equatoriale. Maintenant, il faut se rattraper contre le Burkina Faso.

Propos recueillis par Olivier SCHWOB, envoyé spécial à Libreville

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