Italie-Suède : de Porto à Toulouse, au Classic Café

17/06/2016
Il y a 12 ans, les deux équipes s'affrontaient à l’Estádio do Dragão. Ce vendredi après-midi, Zlatan et Buffon se retrouvaient au Stadium. Revivez ce match depuis le Classic Café, boulevard d'Arcole
Au cœur de la ville rose, Le Classic Café est un endroit incontournable pour suivre l’Euro. Au coup d'envoi, Patrick Garnier, gérant de cet établissement né il y a deux ans avenue Honoré Serres (ou au 58 Boulevard d'Arcole, c'est selon) voit l’Italie l’emporter sur un score de 2-1. Une équipe qui possède selon lui « la plus grande maîtrise depuis le début de la compétition ».
 
 
Une belle affiche pour les Toulousains
 
A l'écouter, les jours qui ont précédé cette rencontre ont été festifs. La majorité des supporters sont Suédois mais les Italiens ont aussi envahi certains quartiers de la ville. Chantant leur envie de fête dans les rues et bars de la cité midi-pyrénéenne, l’heure est à la joie, à la communion fraternelle pour les passionnés du ballon rond qui suivent leur équipe. « J’ai beaucoup apprécié le fait que des Italiens ont voulu être pris en photo avec des Suédois » nous confie Patrick qui reçoit bon nombre de fans depuis ces 3 derniers jours. Les habitués aussi sont au Classic Café pour cette affiche. En témoigne la présence de ces séniors à leur table fétiche, toujours partants pour taper le carton. Sur la pelouse où évolue habituellement le Toulouse Football Club, c’est la Suède qui prend les devants. Les frappes des coéquipiers de Kim Kallström s’enchaînent durant les 20 premières minutes de la partie, sans trouver le cadre de Buffon. L’Italie sort ensuite peu à peu la tête de l’eau mais l’on observe globalement une première mi-temps assez stérile, dominée par les Blågult (traduisez « Les Bleus-Jaunes »). Au stade, c'est le même spectacle qui est proposé à notre reporter Olivier Schwob, qui suit les deux équipes avec intérêt.
 
 
Le souffle d'Eder
 
 
En seconde période, tout le monde s'attend à une hausse du niveau de jeu des deux équipes mais le tableau d'affichage ne clignotte toujours pas. Après un premier quart d'heure qui ne répond pas à nos attentes, le rythme commence à s'élever et les coups à se succéder. Antonio Conte fait entrer Zaza à l'heure de jeu pour la Squadra dans l'espoir de voir son équipe conclure devant le but de l'ancien rennais Andreas Isaksson. Puis à la 72e minute de jeu, Ibrahimovic loupe l'immanquable sur un long centre qu'il ne parvient pas à convertir en but. Une occasion en or pour la Suède. Le score aurait pu en rester là, mais c'était sans compter sur l'esprit de révolte, le souffle d'Eder qui délivre l'Italie à la 88e et envoie la Nazionale en huitièmes de finale. 
 
Par Anthony RICARTE, envoyé spécial à Toulouse 

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