Dominique Dropsy, une légende bordelaise s’en va

7/10/2015
Avant Jean-Luc Ettori, le patron en France c’était Dominique Dropsy. Les attaquants de Ligue 1 ne riaient pas au moment d’affronter l’ex-gardien girondin. Flash-back.
« Une énorme tristesse. Dominique Dropsy est décédé au petit matin ». Sur leur compte Twitter, les Girondins de Bordeaux ont démarré la journée par une bien mauvaise nouvelle. Depuis 4 ans, l’ancien gardien de but de l’équipe de France (17 sélections) se battait contre une leucémie qui aura eu raison de lui.  A 63 ans, celui que les supporters bordelais ont élu gardien de tous les temps des Girondins laisse derrière lui un beau palmarès qui lui vaut bien un statut de légende des Girondins de Bordeaux.
 
Une armoire à trophées bien garnie
 
Champion de France avec Bordeaux en 1985 et 1987, double vainqueur de la Coupe de France avec l’équipe au scapulaire en 1986 et 1987, le gardien de but a un palmarès qui peut faire rougir la majeure partie des joueurs de Ligue 1. Ajoutez à cela le titre de champion décroché avec Strasbourg en 1979 et vous comprenez pourquoi son décès touche autant en France. Gardien de but régulier, Dominique Dropsy a disputé 596 rencontres de Division 1. Un record seulement battu par Jean-Luc Ettori (602) et Mickaël Landreau (618). Patron sur les pelouses de D1, le gardien de but a permis aux Girondins de Bordeaux de garder une place de premier plan en championnat à la fin des années 1980. Dominique Dropsy est venu apporter son expérience à une équipe qui a pu évoluer sur la scène européenne. Le gardien de but bordelais a notamment disputé une demi-finale de Coupe des Champions en 1895 et une demi-finale de Coupe des Coupes en 1987. Sa régularité en championnat a fait de lui un concurrent sérieux au poste de gardien de but de l’équipe de France. Mais le Girondin a été barré par Joël Bats qui a porté, avec la génération Platini la France au milieu des années 1980 remportant l'Euro 1984. Légende girondine, "Doumé" aurait pu devenir une légende en Bleus. Il en avait le profil.
 
 
Par Gauthier DUCHAINE

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