Serge Aurier: "En sélection, maintenant, il y a moins de prises de tête"

05/10/215
Serge Aurier dresse pour Foot-Express un bilan sans concession de la pénible victoire parisienne dans le Classico mais aussi de l'état de la sélection de Côte d'Ivoire

Serge, c'était une victoire compliquée pour le PSG face à l'OM (2-1).

On est tombé sur une très bonne équipe de l'OM. Ils ont fait preuve de beaucoup de caractère. Nous, maintenant, on ne peut qu'être content du résultat parce que c'était quand même difficile. Ce n'était pas notre meilleur match, c'est clair. On a fait le minimum, ce n'est pas assez même si, au final, on a gagné.

C'était un drôle de scénario.

C'est vrai, il y a eu beaucoup de rebondissements. Mais, comme je l'ai dit, c'était une très bonne équipe de Marseille. On a laissé beaucoup de jus en Ligue des champions, c'était compliqué de se remotiver. Mais on a montré un meilleur visage en deuxième période, avec de bonnes phases. On s'en sort difficilement.

Un mot sur Zlatan Ibrahimovic qui devient, avec 110 buts, le meilleur réalisateur de l'histoire du PSG.

C'est très bien pour lui, il a fait beaucoup pour le club depuis l'arrivée du projet qatari. C'est une grande récompense pour lui. J'espère qu'il va continuer.

On vous imagine heureux d'être régulièrement titulaire cette saison, non?

Je me sens bien, je profite du temps de jeu que l'on m'offre. Ca se passe bien, tant mieux, je ne vais pas me plaindre. Je vais continuer à travailler comme je le fais. Tant qu'on fera appel à moi, je vais essayer d'être performant. Je ne dirai pas que je suis dans la forme de ma vie, non: physiquement, j'ai déjà été mieux.

Et votre bonne forme en club va vous aider pour continuer à avoir une bonne forme en sélection.

L'objectif en sélection, c'est le plus important. En club, il n'y a pas le même effectif. En club, j'essaie de m'épanouir, de prendre du plaisir.

 

"On a peut-être moins de qualités qu'avant mais..."

 

Justement, en sélection, vous allez affronter le Maroc. Qu'est-ce que cela vous inspire?

C'est un amical, ce n'est pas un match à enjeu... Mais on va quand même aller là-bas pour gagner. On est conscient que ce résultat va compter pour le classement FIFA. Notre objectif, c'est de faire un bon résultat, d'être sérieux et d'y aller pour gagner.

L'absence d'un joueur tel que Yaya Touré est-elle un gros manque pour les Eléphants?

Il a ses raisons. On sait que c'est un gros manque. Mais il y a des jeunes qui sont là, qui essaient de faire le maximum pour palier les absences. Yaya Touré, c'est un élément important pour nous, on l'a vu à la CAN. Je pense qu'il a son idée en tête. Pour l'instant, il n'est pas là. Il faudra faire sans lui.

Justement, vous parliez des jeunes. Il y a pas mal de petits nouveaux appelés par Michel Dussuyer.

Oui et il y a une très bonne ambiance. Tout le monde est très sympa. On essaie d'avancer tous ensemble. Maintenant, il y a moins d'embrouilles, moins de prises de tête. Maintenant, il y a plus de prise de conscience et on a un gros collectif. Les époques ne se ressemblent pas. Certains ont arrêté, il faut passer à autre chose. Le futur est devant nous. Ce qu'on fait maintenant, c'est qu'on essaie de retrouver un nouveau groupe avec de nouveaux leaders.

Avec un effectif rajeuni, donc.

On a retrouvé un nouvel effectif, avec beaucoup de jeunes joueurs. Ils ont la tête sur les épaules, ils sont à l'écout. On sait qu'on est tous ensemble. Peut-être qu'on a moins de qualités qu'avant mais on a beaucoup de solidarité. Les gars sont à l'écoute, ils travaillernt. Quand c'est comme ça, on ne peut qu'avancer.

Un mot sur les éliminatoires de la CAN 2017. Vous êtes placés dans un groupe à trois (avec la Sierra Leone et le Soudan), qui sera forcément compliqué.

C'est difficile mais on le savait. Comme je l'ai dit, on a un groupe solidaire avec beaucoup de qualités. Certes, on a pas encore quelqu'un du niveau de Yaya Touré ou les autres mais ça va venir. Avec le travail, avec la confiance, certains vont prendre de l'ampleur dans l'équipe. Prenez le match contre la Sierra Leone, c'était très compliqué: le terrain était presque impraticable, on a passé une semaine difficile avec un long voyage, on est arrivés très tard. Mais on n'a pas perdu, on a encore nos chances.

par Nicholas Mc ANALLY

 

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