Boudebouz : "Toujours motivé pour l'Algérie"

17/08/2014
La page "Brésil" tournée, la défaite face au PSG oubliée, Ryad Boudebouz est focalisé sur les Fennecs d'Algérie. Et plus motivé que jamais.
 
Ryad, face au PSG, Bastia n'a pas retrouvé la folie du match contre l'OM. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
 
Ce n'est pas le même adversaire, déjà. Ensuite, on connaît la qualité des joueurs du PSG. Si tu ne bouscule pas ce milieu à trois qui fait le jeu du PSG, tu ne pourras jamais gagner contre cette équipe. Après, on a eu quelques coups à jouer mais on les a mal joués. Aujourd'hui, il y a des enseignements à tirer: on sait que, au match retour, il ne faudra pas laisser ces trois milieux de terrain.
 
Cette équipe de Bastia semble encore en rodage.
 
Notre championnat à nous, ce n'est pas contre le PSG. On sait où on va être, on sait ce qu'on veut faire. Et puis il ne faut pas oublier que, au coup d'envoi, il y avait sept nouveaux joueurs par rapport à la saison passée. On a une équipe de qualité. Mais il nous du temps. Vous verrez qu'on fera preuve de solidarité avec le temps. Aujourd'hui, ça c'est moins vu mais c'était très difficile. Avec le temps, ça ira de mieux en mieux.
 
A titre personnel, comment vous sentez-vous?
 
Assez bien. J'avais pour mission de plus défendre, d'évoluer plus en retrait. J'ai respecté les consignes du coach mais dans les prochains matches, je vais jouer mon vrai jeu.
 
Sur un autre registre, les éliminatoires de la CAN approchent. Vous y croyez?
 
Je suis toujours motivé pour l'Algérie. Après, on verra si je suis dans la liste finale. Je crois que la préliste est tombée. Si j'ai la chance d'y être, je serais très heureux. Je vais tout donner.
 
Justement, vous avez un match contre le Mali, le 10 septembre, qui ne fait pas partie des dates FIFA.
 
Je ne le savais même pas. Vous me l'apprenez. Mais, avant de penser à ça, il faut être en sélection. Si j'ai la chance d'y être, on verra ce qu'il se passe.
 
Un mot sur le nouveau sélectionneur, Christian Gourcuff.
 
Pour l'avoir vu entraîner en France, je l'aime bien: il aime le beau jeu. Moi, j'aime jouer du beau foot. Mais, encore une fois, on verra si j'ai la chance d'y être.
 
La déception de la Coupe du monde est-elle digérée?
 
C'est évacué depuis longtemps. Il ne faut pas être triste. Je suis fier, je suis content du parcours de mes coéquipiers. C’est quand-même l'équipe d'Algérie qui a le plus mis l'Allemagne (future championne du monde, NDLR) en difficulté durant cette Coupe du monde. Il n’y a pas à être triste. Au contraire, il faut être fier de ce qu'a réalisé l’équipe nationale.
 
propos recueillis par Ali MAKHAN

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